Le château de Pougelon

Des origines bien avant 1662

Le Château de Pougelon se situe en Beaujolais sur la commune de Saint-Etienne-des-Oullières. Il a été édifié en 1662 sur l’emplacement d’un ancien prieuré.

Blason originel de Antoine Guillin de Pougelon

Histoire

Là encore, une histoire de famille

Le Château de Pougelon a été construit en 1662 par la famille de La Font. Les pavillons et les communs sont du style Henri IV et Louis XIII. Un des célèbres héritiers de la famille de La Font est Antoine Guillin de Pougelon (héritage par sa grand-mère Elisabeth, originaire de Beaujeu), qui a contribué à anoblir la famille, et qui était avocat et impliqué politiquement sur la place de Lyon. L’année 1770 marque dans la vie de l’avocat, un véritable tournant. Anobli, il a racheté les droits d’héritage sur le domaine de Pougelon. Auparavant notre avocat était toujours nommé « Antoine Guillin du Montet, neveu » en référence à son oncle Aimé Guillin du Montet, avocat reconnu et ancien échevin. Ayant suivi un parcours similaire, il fallait qu’il se fasse un nom. Il s’agissait qu’on le reconnaisse dans la vie lyonnaise. L’achat du domaine de Pougelon et son anoblissement sont l’occasion pour l’avocat de s’affirmer en tant qu’Antoine Guillin de Pougelon. Dans un premier temps, Antoine Guillin de Pougelon ne désire pas s’arrêter à la simple possession d’un château à la campagne. Il veut transformer le château.

 

Château de Pougelon - logo

Notre avocat, fait appel au célèbre architecte Morand pour effectuer les travaux. Ce caractère châtelain faisait du domaine de Pougelon le symbole de l’ascension sociale d’Antoine Guillin. Le château va devenir l’instrument de l’affirmation de sa noblesse. En effet même si notre avocat avait gravit tous les échelons du prestige social que pouvait offrir la monarchie, la possession d’une maison à la campagne n’était pas une exception pour un bourgeois lyonnais. L’ensemble de ces documents nous permet de nous rendre compte de ce que représente le domaine de Pougelon pour Antoine Guillin. En voulant y ajouter un certain caractère néo-classique (naissant), Antoine Guillin de Pougelon tente de légitimer sa place dans la noblesse. En effet bien qu’anobli par charge d’échevinage, cet accès à la noblesse était fortement critiqué, appelée « noblesse de cloche ». Il est donc important pour notre échevin d’affirmer sa nouvelle place dans la société. Il tend également à accroître son influence dans la région beaujolaise, affirmant un héritage familial, vivant tel un riche bourgeois lyonnais, se distinguant par sa récente noblesse. De ce fait, il accorde à son fils aîné le fief d’Avenas, ce dernier pouvant donc se distinguer comme Hugues Guillin d’Avenas, seigneur du Sauzey. Ces domaines étant situés non loin du domaine de Pougelon, l’importance de cette propriété est notable. Des générations plus tard, Gabrielle Guillin de Pougelon épouse le Comte de Loriol, et devient la Comtesse de Pougelon, figure féminine et emblématique du Château. Malheureusement, son petit-fils, joueur aux dés, perdra le Château lors d’un pari, et mettra le feu aux archives. 

C’est Louis Lacroix, en 1850, arrière-grand-père de Mlle Lacroix, épouse Bréchignac, qui a gagné le Château. Il était soyeux. 

C’est alors qu’une deuxième famille devient propriétaire du Château, en 1850 : la famille Lacroix. Louis Lacroix était un soyeux, qui a notamment contribué à déplacer la bourse de la soie de Londres, à Lyon. Il a participé activement aux travaux du Château dans le corps principal, en créant le couloir qui dessert chacune des pièces, et en rénovant le grand salon (dernière rénovation en 1850). La propriété viticole avait initialement 35 hectares de vignes en Beaujolais Villages. Pendant la guerre, une tante avait besoin d’argent, et a vendu sans prévenir sa part, d’où la perte de vignes. Le père de Mlle Lacroix, épouse Bréchignac, voulait moderniser le chai de vinification (de l’autre côté de la route). Mais il n’avait pas assez d’hectares pour que ce soit rentable. C’était un entrepreneur qui dirigeait l’entreprise Brossette (reprise par Saint Gobain). Il a trouvé une solution : la création de la cave coopérative de Saint-Etienne-des-Oullières. Il a été l’un des fondateurs en 1957.

Une renaissance

Un projet contemporain ambitieux pour redonner sens à ce domaine

La famille Descombe est la troisième famille propriétaire du Château. Un lien ancien les unissait aux Lacroix puisque c’est Florent Descombe (2e génération) qui a marié Mlle Lacroix et M. Bréchignac à la Mairie de Saint-Etienne-des-Oullières en Mai 1958 (des grèves ont empêché les fiancés de rejoindre Paris).

Depuis son acquisition, la cinquième génération Descombe souhaite redonner ses lettres de noblesse à ce grand domaine du Beaujolais. Situé au pied du Mont Brouilly – emblème géologique et historique de la région – elle a entrepris la reconstruction de l’orangerie afin d’en faire un lieu d’accueil et de découverte des vins du château, dans le respect de l’environnement. L’agrandissement des dépendances du château a permis de concevoir un chai unique où s’élèvent des vins d’exception issus du riche terroir Beaujolais.

Désormais, par ses nombreuses distinctions nationales et internationales, Château de Pougelon devient la référence des vins élevés par la Famille Descombe sur l’ensemble du territoire Beaujolais.